Printemps 2023. La triste nouvelle de la mort d’Eunice, âgée de deux ans, nous parvient. La petite fille est décédée dans les embouteillages autour de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), parce que l’hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe n’avait pas de sang disponible pour lui faire une transfusion. Le trajet vers un autre hôpital a été fatal à Eunice. En tant qu’organisation, nous avons été confrontés à la réalité : notre hôpital partenaire avait un besoin urgent d’une banque de sang digne de ce nom, équipée du matériel (bio)médical nécessaire et dotée d’un personnel de laboratoire plus nombreux et mieux formé.
Face à la réalité
Bien que l’hôpital pédiatrique de Kalembe Lembe disposait déjà d’un laboratoire bien équipé, il était confronté à des défis majeurs pour aider le nombre croissant de patients. En effet, l’hôpital ne disposait pas de sa propre banque de sang, ce qui empêchait de stocker correctement le sang provenant des dons.
De plus, le laboratoire ne pouvait pas toujours analyser lui-même le sang, faute de capacité et d’équipements. L’hôpital devait envoyer le sang collecté au centre national de transfusion sanguine (CNTS), qui n’en renvoyait qu’une partie après analyse. La pénurie de sang qui en résultait empêchait de traiter les patients de manière adéquate et en temps voulu.
En tant qu’organisation, nous avons été confrontés à la réalité : notre hôpital partenaire avait un besoin urgent d’une banque de sang digne de ce nom, équipée du matériel (bio)médical nécessaire et dotée d’un personnel de laboratoire plus nombreux et mieux formé.