Gombe Matadi : immersion dans une mission racontée sur WhatsApp

Tout débute par quelques lignes échangées dans un groupe WhatsApp. Une invitation, simple en apparence : se connecter, se coordonner, se préparer. Mais derrière ces messages, une réalité plus grande se dessine. La mission SONU (Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence ) à Gombe Matadi n’est pas une simple mission: c’est une mobilisation collective, un engagement humain où chaque partage compte. Quatre expert·es volontaires sont parti·es partager leurs compétences afin d’améliorer la qualité des soins et de mieux outiller les équipes locales.

Le groupe WhatsApp

Très vite, le ton est donné pour l’équipe des expert·es-volontaires de Médecins Sans Vacances qui part en mission : Dr Dolorès Nbumzu – Gynécologue obstétricienne de RDC-Kinshasa  , Justin Kimbien – anthologiste de RDC-Kinshasa, Christiane Debatty – sage-femme obstétrique de Belgique et Katelijne Declercq – infirmière pré & post op chirurgical de Belgique.

Chaque photo, chaque retour de terrain devient un témoignage, une pièce d’un récit plus grand : celui du renforcement des systèmes de santé.

Se préparer à agir, ensemble

Avant même le départ, une dynamique se met en place. Les volontaires se saluent, se projettent, s’encouragent.

Les consignes sont claires : documenter, partager, montrer l’impact. Mais toujours avec dignité. Pas d’images intrusives, pas de sensationnalisme. L’objectif est de valoriser l’action, la compétence, l’apprentissage.

On comprend alors que cette mission ne se vit pas seulement sur le terrain. Elle se construit aussi dans la manière dont elle sera racontée.

Sur le terrain : apprendre en faisant

À Gombe Matadi, la mission prend vie dans les couloirs de l’hôpital, au cœur des formations “on the job”. Ici, pas de théorie déconnectée : les savoirs circulent au chevet des patients, dans les gestes, dans les échanges entre collègues.
Les volontaires ne sont pas là pour remplacer, mais pour renforcer. Ils observent, accompagnent, partagent leur expertise, tout en apprenant eux-mêmes des réalités locales.
Les photos demandées – volontaires en action, moments de formation, vues de l’environnement – deviennent alors essentielles.

Apprentissage et échanges ‘on the job’

Théorie sur les anesthésies

Démonstration et exercice pratique en gynécologie obstétricale

Une infirmière de l’hôpital prend le relai et transmet à sa collègue

Raconter sans trahir

Très vite, une autre dimension apparaît : celle de la narration. Comment montrer sans exposer ? Comment témoigner sans dénaturer ?
Les consignes sur les images ne sont pas anodines. Elles traduisent une volonté forte : préserver la dignité des patients tout en rendant visible l’impact du travail accompli. C’est un équilibre exigeant mais nécessaire. Car au fond, il ne s’agit pas seulement de communiquer. Il s’agit de raconter une histoire juste.

Ajuster les gestes et renforcer les compétences ‘on the job’

Observer, échanger et renforcer les compétences

Mise en pratique des enseignements

Explorer, partager et développer les compétences

Etablir une relation de confiance avec le staff et les patientes

Veiller à un suivi de qualité pour favoriser un rétablissement

Une mission, des liens durables

Au fil des messages échangés, quelque chose d’autre se construit : une communauté. Derrière les messages, on devine des visages, des personnalités, des engagements.
Les “sourires” échangés, les encouragements, les petits mots simples… tout cela tisse un lien. Un lien qui dépasse la mission elle-même.
Gombe Matadi devient alors plus qu’un lieu. C’est un point de rencontre entre des parcours, des expertises, des volontés communes.

Au-delà des images, un impact réel

Ce que ce groupe révèle, en filigrane, c’est la profondeur de l’engagement. Derrière chaque photo partagée, chaque message, il y a une ambition claire : améliorer durablement les soins, renforcer les capacités, faire évoluer les pratiques.
La mission SONU n’est pas un instant figé. C’est un processus. Une dynamique qui se nourrit de chaque interaction, de chaque apprentissage, de chaque geste posé sur le terrain.
Et peut-être que, finalement, tout commence bien par un message. Mais ce qui se construit ensuite dépasse largement l’écran : une équipe consolidée, confiante et engagée qui continuera sans aucun doute à se développer pour le bien-être des patientes.

Avec le soutien de
Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire (DGD)

 

 

Texte : Alexandra Guillot
Date de publication : 23/04/2026

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